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thermique

Passer du chauffage électrique au poêle à bois


Passer de l'électricité au bois... les points d'attention.
Les conseils exposés ici ont vocation à réduire l’usage de l’électricité pour le chauffage. Ils abordent donc exclusivement les alternatives possibles à ce mode de chauffage.
Les interventions sur les systèmes énergétiques décrites ci-après doivent être réalisées en conformité avec la réglementation et les normes en vigueur, sous la responsabilité de technicien.ne.s professionnel.le.s agréé.e.s.
image 1 ENVISAGER L'INSTALLATION D'UN POELE A BOIS

L’avantage essentiel du chauffage par un poêle est qu’il ne nécessite pas l’installation d’un réseau de chauffage central, avec émission de chaleur par radiateurs ou plancher chauffant. Sa pose reste donc économique.

Les poêles et inserts à bois modernes (à bûches ou à granulés) sont très performants.

Dans de nombreuses régions, ces combustibles sont les moins coûteux. Et dans une habitation bien isolée, ce type d’appareil de chauffage peut fournir une part importante des besoins en chaleur (prévoir tout de même un appoint dans la salle-de-bain, de type sèche-serviette, et éventuellement dans les chambres si la performance d'isolation n'est pas optimale).

L’idée reçue selon laquelle le chauffage au bois est très polluant provient de l’usage d’appareils anciens et surtout de cheminées à foyer ouvert (à âtre) : au contraire, l’usage d’un poêle performant réduit les émissions de gaz à effet de serre, et l’installation d’un tel appareil dans une cheminée à foyer ouvert divise par 100 l’émission de particules ; des performances exemplaires sont obtenues avec les poêles de masse.
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Concrètement

  • Pour s'assurer de la qualité du matériel choisi, opter pour un poêle ou insert labellisé Flamme Verte 7 étoiles (1), attestant de la qualité du matériel.

  • L'appareil doit être bien dimensionné et bien utilisé, pour assurer sa longévité et une faible pollution.

  • Pour un meilleur confort et plus de sécurité, opter pour un poêle à circuit de combustion étanche, à prise d'air extérieur (2). Avec un tel système, il n'y a aucun échange d'air possible entre votre volume chauffé et la chambre de combustion du poêle. Cela permet de ne pas créer de bouche d'aération supplémentaire dans la pièce de vie, maintenant une meilleure étanchéité à l'air de l'habitation, ce qui améliore le confort. De plus, un poêle étanche ne peut entrer en concurrence, en terme d'aspiration d'air, avec un système de ventilation ou une hotte de cuisine, maintenant le bon renouvellement d'air hygiénique et sanitaire.

  • Un combustible de qualité est évidemment conseillé. Le bois-bûches (préférablement du feuillus dur, les feuillus tendres et résineux pouvant être préférés à l’allumage uniquement) , doit être sec (20 à 25 % d’humidité maximum), en ayant été stocké sous un abri bien ventilé ou sous une bâche respirante, et sur palette, pendant 1 à 2 ans. La certification NF Bois de chauffage offre des garanties quant à sa nature et son degré d'humidité. Et la marque collective France Bois Bûche, déclinée par régions, informe de l’origine du bois. Pour les granulés, les labels sont NF Granulés biocombustibles, DIN+, et EN+. On peut aussi porter attention à la bonne gestion de la forêt d'origine, grâce aux certifications FSC (voire PEFC mais plus décriée).
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Note :
Il est possible qu’un poêle à bois alimente un réseau de chauffage central, et produise de l'eau chaude sanitaire. Il faut dans ce cas opter pour un poêle bouilleur (ou poêle « hydraulique »), éventuellement muni d'un ballon d'hydro-accumulation.

Pour aller plus loin

Si vous souhaitez en savoir beaucoup plus sur les Règles de l’art de la rénovation énergétique performante, vous pouvez consulter les nombreux documents thématiques du catalogue du PACTE, Programme d’Action pour la qualité de la Construction et le Transition Énergétique.

Sources

(1) les constructeurs d'appareils de chauffage au bois signataires de la charte qualité Flamme Verte, mise en place par l'ADEME, s'engagent à commercialiser des appareils économiques, apportant sécurité et performances énergétiques.
(2) prise d’air type ventouse C1 (sortie horizontale, en façade), ventouse C3 (verticale, en toiture), ou encore par une prise d’air distincte, à l’extérieur ou au sous-sol

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Passer du chauffage électrique au poêle à pétrole


Passer du chauffage électrique au poêle à pétrole (ou à éthanol, ou encore à kérosène)... une TRÈS MAUVAISE IDÉE !
Il s'agit en effet du plus mauvais choix de chauffage alternatif à l'électricité. Il est fortement déconseillé.
image 1 Ces systèmes, non raccordés pour l’évacuation des gaz de combustion, libèrent ces derniers dans le logement.

Or ces fumées contiennent énormément de dioxyde de carbone et de vapeur d’eau, et peuvent contenir de nombreux gaz toxiques (dont surtout du monoxyde de carbone).

Ces appareils sont donc très souvent à l’origine de problèmes d’humidité et de moisissures, puis de santé !


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Passer du chauffage électrique à un chauffage central


La mise en place d’un réseau de chauffage central nécessite des travaux de plomberie, et est donc plus coûteux que l'installation d'un poêle. Toutefois cette solution est pertinente dans certains cas.
Les interventions sur les systèmes énergétiques décrites ci-après doivent être réalisées en conformité avec la réglementation et les normes en vigueur, sous la responsabilité de technicien.ne.s professionnel.le.s agréé.e.s.
image 1 La mise en place d'un chauffage central reste pertinent dans le cas de surfaces habitables importantes à l’isolation incertaine, potentiellement difficiles à chauffer par un poêle. À moyen et long terme, un chauffage central permet de changer de mode de chauffage simplement en modifiant le type de chaudière.

À l'exception des chaudières à bûches, toutes les autres formes de chauffage permettent une gestion automatisée (gaz, fioul, granulés de bois, bois déchiqueté, pompe à chaleur…).



Concrètement

  • Lors de la mise en place d'un chauffage central, il est préférable d'opter pour un réseau de chauffage à basse température (plancher chauffant, radiateurs dits « à chaleur douce »), permettant un fonctionnement optimal d’une chaudière à condensation ou d’une pompe à chaleur.

  • Prévoir la mise en place d’une régulation performante, par thermostat d’ambiance programmable et robinets thermostatiques (les deux ne sont pas incompatibles, ils sont même complémentaires !).

  • Penser à considérer la production d’eau chaude sanitaire (ECS), qui peut être assurée par la chaudière assurant le chauffage central, ou par un système indépendant (en intégrant le fait qu’on ne chauffe que la moitié de l’année, et que la production d’ECS toute l’année peut impliquer des redémarrages intempestifs en été, cause d’encrassement et de surconsommation sur certains systèmes).


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Remplacer le mode de production d'eau chaude


Si on envisage des opérations profondes d’économies d’énergie, le remplacement du mode de production d’ECS pour un système plus performant est possible.
Le chauffe-eau solaire : une solution intéressante.

La principale contrainte à considérer est la possible orientation des panneaux-capteurs : le Sud est absolument à privilégier, une orientation de Sud-Ouest à Sud-Est restant envisageable.

Puis, si l’énergie de chauffage est le gaz ou le fioul, on associe souvent un ballon de stockage à la chaudière. Dans ce cas, il ne faut surtout pas surdimensionner ce ballon : cela n’apporte aucun confort, mais occasionne beaucoup de pertes.


Le poêle bouilleur

Si le chauffage est réalisé par un poêle, à bûches ou à granulés, on peut choisir un poêle bouilleur (ou poêle « hydraulique ») raccordé à un ballon de stockage.
Là aussi, il faut veiller à ne surdimensionner ni le poêle, ni le ballon.
Aussi, il faut prévoir un appoint en été (par un chauffe-eau solaire par exemple, solution la plus pertinente lorsque possible).


Le ballon thermodynamique

Le ballon thermodynamique est un système électrique, toutefois plus performant que ce dernier. Il puise des calories dans l’air, via une pompe à chaleur air-eau. Plus l’air qui l’alimente est chaud, plus sa consommation est faible. Il faut donc privilégier l’air d’un volume non chauffé mitoyen (garage par exemple) à l’air extérieur.


gros electro

Sèche-linge


Le sèche-linge est un des derniers appareils de gros électroménager à être apparu dans nos logements.
C'est aussi le plus puissant ! Il a donc un impact important sur notre facture d'électricité.
Nous avons cependant des leviers sur lesquels jouer...

Possédé par un tiers des Français.e.s, cet équipement, malgré les évolutions techniques, demeure très consommateur d'énergie.
Nous ne sommes pas égaux/ales sur la question d'en posséder un ou non : avoir plusieurs enfants en bas-âge, habiter un logement sans jardin, sans balcon voire sans laverie aisément accessible légitime sa possession.

Les participant.e.s à Dr Watt (1) ont mesuré 320 kWh par an pour le sèche-linge quand négaWatt (2) annonce 206 kWh en moyenne par ménage. Le nombre de cycles réalisé par an a bien évidemment un impact sur ces chiffres.
QUE FAIRE À L'UTILISATION...

Mettre du linge toujours bien essoré dans le sèche-linge (cela réduit la consommation énergétique) et remplir le au maximum sans dépasser la charge maximale prescrite par le fabricant
Éviter d'ouvrir la porte en cours de cycle.

Et bien sûr, privilégier un séchage à l'air libre, quand on le peut. La solution la plus économe est de favoriser le séchage en extérieur, car en faisant sécher le linge à l'intérieur sur un étendoir, votre système de chauffage va produire la chaleur nécessaire à l'évaporation de l'eau.
... ET À L'ACHAT ?

Choisir de préférence un appareil de classe A+++ car les différences en terme de consommation restent très grandes entre les différents appareils (en moyenne 170 kWh/an pour un appareil de classe A+++, contre 560 kWh/an pour un appareil de classe B.) (3)

Il existe deux types de modèle :
- A évacuation : l’air humide est évacué à l’extérieur du logement par le tuyau prévu à cet effet. Ce sont les modèles les plus performants.
- A condensation : les appareils à condensation les plus performants sont équipés d’une pompe à chaleur ; l’air humide est refroidi puis condensé, et l’eau obtenue est éliminée par vidange ou recueillie dans un réservoir. Ils demeurent néanmoins moins performants que les modèles à évacuation.

Opter pour un modèle de sèche-linge équipé d’une sonde d’humidité qui pourra s’arrêter dès que la sonde aura jugé que le séchage est terminé.

Sources

(1) Dr Watt
(2) Association négaWatt - Synthèse du scénario 2011-2050
(3) Guide TopTen

Lumen

Définition : Unité de flux lumineux, exprimant la quantité de lumière émise par une source.

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Cafetières expresso


Un petit café vous ferait plaisir ? Quelques infos utiles...

Selon le Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'Equipements Ménagers (GIFAM) il s'est vendu en 2016 environ 1,27 millions de cafetières expresso. (1)
image 1 La plus grande partie de l'électricité qui est consommée par la cafetière l'est pour maintenir l'eau du réservoir chaude (à 85/90 °C).

Il faut donc éteindre directement après le dernier café coulé, car sinon la machine prépare directement l'eau chaude pour le café suivant.

Les machines les plus efficaces sont équipées d’un mode veille qui se déclenche au bout d'un temps donné... mais bien sûr ce mode n'est pas anodin ! La mesure avec un wattmètre nous en dirait plus.


petit electro

Cafetières à filtres


Un petit café ? Quelques infos utiles...
Selon le Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'Equipements Ménagers (GIFAM) il s'est vendu en 2016 environ 4,2 millions de cafetières filtres. Un ménage sur deux en est équipé. (1)

image 1 La plus grande partie de l'électricité qui est consommée par la cafetière l'est pour chauffer l'eau du réservoir chaude (à 85/90 °C).

Quelques astuces peuvent nous permettre d'optimiser les consommations électriques liées à notre cafetière :

Astuce 1 : Ne pas laisser la plaque électrique chauffer
Afin de laisser le café chaud, certains laissent la plaque électrique sous le pot chauffer des heures... au final le café termine avec un léger de goût de brûlé... Pour le goût et pour le consommations électriques, il vaut mieux ressortir du placard le bon vieux thermos !
Astuce 2 : Entretenir sa Cafetière
Plus le tartre se dépose sur le serpentin de la cafetière moins celle-ci est efficace et plus la consommation électrique est importante. Surveiller et détartrer est la clé d'économies d'énergie.

A L'ACHAT
Pour les amateurs de café on trouve désormais sur le marché des cafetières isotherme, la garantie d'un bon café.


eclairage

L'halogène, bof


L'halogène, ça vous parle ? C'est encore une technologie très répandue dans nos foyers, bureaux et commerce. Et pourtant, c'est loin d'être écologique !

Une lampe halogène consomme beaucoup plus qu'une lampe à basse consommation (2 à 10 fois plus) et est moins chère. Elle consomme toutefois moins qu'une lampe à incandescence, sachant que cette dernière a été (quasi-)retirée du marché. Voilà qui installe l'halogène comme un frein au développement des lampes à basse consommation (LED et fluo-compacte).
Ne changez pas vos ampoules (surtout l'incandescent et l'halogène) lorsqu'elles viennent tout juste de fonctionner, risque de brûlure.
Évitez de rester longtemps à moins de 50 cm d'une ampoule fluo-compacte, les ondes électromagnétiques étant importantes et une distance minimale est convenue.
image 1 Initialement prévue pour 2016, la disparition des ampoules halogènes de nos rayons a été décalée de 2 ans suite à une négociation au niveau européen. Le retrait est dorénavant prévue pour septembre 2018 (1).

En plus de consommer une quantité bien plus importante d'électricité par rapport aux lampes à basse consommation (LED et LFC), l'halogène a une durée de vie bien moindre que la LED.

Le coût réel de l'halogène n'est pas affiché. En effet, puisque la durée de vie est faible et que la consommation est importante, l'halogène a un coût réel supérieur au coût d'une ampoule LED par exemple, bien plus chère à l'achat mais très peu coûteuse dans son utilisation et ayant une durée de vie importante (d'environ 15 ans).

Avant de succomber au prix halogène, penser "investissement" est le début d'un choix en conscience des enjeux environnementaux et de la facture d'électricité.

Halogène Éco, qu'est-ce donc ?
L'halogène fait de la résistance avec des modèles dits "éco". C'est quoi ? La même technologie mais avec une efficacité énergétique plus importante, qui peut être 2X moins consommatrice d'électricité. Toutefois, la LED et la fluo-compacte restent un cran au-dessus en terme d'efficacité.

Pour aller plus loin

> Préférez les ampoules basses consommations, des informations dans cette fiche

Sources

(1) Actu-Environnement - L'Europe reporte le retrait des ampoules halogènes à 2018

gros electro

La machine à expresso, on en parle ?


Qu'en est-il de l'impact des machines à café expresso ?
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La plus grande partie de l'électricité est consommée pour maintenir l'eau du réservoir chaude (à 85/90 °C).
Si votre machine ne dispose pas de fonction automatique de mise en veille, pensez à éteindre votre machine dès le café terminé !

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Contenu en ligne sur la page : https://transition.enercoop.fr/EbookCommentEconomiserSurMaFacture .pdf