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Prise ou multiprise à interrupteur

Définition : Appelé également barrette, cet appareil est souvent connu dans son format multiprise : une rallonge qui permet de brancher plusieurs appareils et de les éteindre tous en même temps grâce à un interrupteur intégré.

Moins connu mais très utile en maîtrise de l'énergie, ce type de prise existe également pour le branchement d'un seul appareil.

image img_wiki_multiprise_interrupteur.png (0.2MB)

thermique

AIDES À LA RENOVATION : Quelles sont les différentes aides à la rénovation en 2019 ?


Aujourd’hui, nos bâtiments sont de véritables gouffres énergétiques et l'efficacité énergétique se présente comme une étape essentielle à une transition énergétique réussie. Pourtant, investir dans la rénovation énergétique de son logement n'est pas chose facile, voire pour certains inenvisageable. Heureusement, il existe tout un arsenal d’aides financières disponibles pour aider tout particulier à diminuer son emprunte énergétique sur le long terme.
Nous avons choisi de vous présenter en détails chacune d'entre-elles et leurs évolutions pour cette année. Pour cela, il vous suffit de suivre les liens vers les différents articles suivants :
image 2

Les aides à la rénovation énergétique sont-elles cumulables ?


Aidez-vous du tableau ci-contre pour faire le tri.

Concernant les primes énergie (CEE), le bénéficiaire ne peut demander qu’une seule prime par opération dans le cadre du dispositif des certificats d’économies d’énergie (offre coup de pouce incluse).

Pour aller plus loin

ESPACES INFO-ÉNERGIE

Des conseils gratuits, neutres et indépendants sur les économies d’énergie et les aides existantes :
renovation-info-service.gouv.fr / 0 808 800 700

petit electro

Aspirateurs


Nettoyez, changez régulièrement les sacs à poussière et les filtres : une fois obstrués par la poussière, la puissance d'aspiration diminue et le moteur doit faire des efforts supplémentaires pour de moins bons résultats, générant une surconsommation d'énergie.

aspi
Nettoyez, changez régulièrement les sacs à poussière et les filtres : une fois obstrués par la poussière, la puissance d'aspiration diminue et le moteur doit faire des efforts supplémentaires pour de moins bons résultats, générant une surconsommation d'énergie.

Sources

testx

multimedia

Box Internet et Modems


Comment faire fonctionner sa box Internet au mieux en évitant les consommations inutiles ?

En 15 ans, le taux d'équipement en connexion internet à domicile a presque été multiplié par 6 atteignant en 2015 83% (1). Une petite révolution qui a un impact important sur la facture d'électricité. Les box Internet et modem entrent dans le Top 5 des appareils les plus consommateurs des participants aux formations Dr Watt (hors chauffage, climatisation et eau chaude).
image 1 UNE BOX TOUJOURS ALLUMEE ?

La seule raison qui pourrait nous pousser à laisser notre box Internet allumée en permanence est l'utilisation du téléphone fixe associé. On oublie bien souvent que nous bénéficions via ces appareils d'un répondeur téléphonique qui prend le relais lorsque la box est éteinte. Il est donc conseillé dans un tel cas de débrancher la box lorsque nous ne sommes pas présent.e.s dans nos logements. Face à l'enjeu énergétique, il ne faut pas hésiter.


UNE BOX EN VEILLE ?

On constate bien souvent que la consommation d'une box en veille ou éteinte mais toujours branchée varie peu. Si l'on veut vraiment réduire sa consommation, il faut donc la débrancher. Alors éteindre les box les abîme-t-elles ? Les discussions peuvent être longues à ce sujet... De nombreux/euses sociétaires, client.e.s, salarié.e.s d'Enercoop font cela tous les jours et leurs témoignages sont positifs.

D'un point de vue pratique, malheureusement la box est bien souvent peu accessible (avouons que ce n'est pas le plus bel accessoire de décoration d'intérieur) et perdue au milieu de nombreux branchements.

Il existe néanmoins des solutions pour arréter nos box sans avoir à se faufiler sous le bureau... si toute la famille se sent concernée, une prise ou multiprise interrupteur peut-être la solution, si le foyer a des horaires hebdomadaires réguliers, une prise programmateur est facile à installer ; enfin si les horaires du foyer sont très variables, les prises télécommandées sont une bonne solution.

Sources

(1) Source: CREDOC, Enquêtes sur les «Conditions de vie et les Aspirations».

petit electro

Cafetières expresso


Un petit café vous ferait plaisir ? Quelques infos utiles...

Selon le Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'Equipements Ménagers (GIFAM) il s'est vendu en 2016 environ 1,27 millions de cafetières expresso. (1)
image 1 La plus grande partie de l'électricité qui est consommée par la cafetière l'est pour maintenir l'eau du réservoir chaude (à 85/90 °C).

Il faut donc éteindre directement après le dernier café coulé, car sinon la machine prépare directement l'eau chaude pour le café suivant.

Les machines les plus efficaces sont équipées d’un mode veille qui se déclenche au bout d'un temps donné... mais bien sûr ce mode n'est pas anodin ! La mesure avec un wattmètre nous en dirait plus.


eclairage

Eco-gestes sur l'éclairage


En plus de bien choisir ses ampoules d'éclairage, des petits gestes du quotidien permettent de réduire notre consommation électrique et baisser notre facture.

Prendre de nouvelles habitudes n'est pas chose facile, celles qui sont décrites ci-dessous ont une intention bien claire : réduire la consommation électrique afin de faciliter la transition énergétique. Si tout le monde fait sa part, les petits gestes deviennent grands.
Ne touchez pas vos ampoules ayant servi il y a peu de temps (notamment les incandescentes et les halogènes), risque de brûlure.
image 1 Quelques conseils :

Conseil n°1 : Éteindre les lumières en sortant d'une pièce, quelle que soit la technologie utilisée.

Conseil n°2 : La poussière sur les ampoules nuit à l’efficacité de l’éclairage ! Le nettoyage des ampoules fait encore rarement partie des tâches ménagères, et pourtant c'est important d'y penser, ça évitera peut-être de devoir allumer une autre lampe.

Conseil n°3 : Placer les espaces de travail à proximité immédiate des fenêtres pour profiter au maximum de la lumière naturelle.

Conseil n°4 : Pour une utilisation domestique, remplacer vos ampoules par des ampoules basses consommation et stocker les anciens modèles (qui consomment beaucoup), ils pourront toujours servir pour du dépannage. En effet, gardons en tête que l'énergie grise consommée par ces ampoules est importante, il est conseillé de ne pas les jeter.

Conseil n°5 : À l'achat de luminaires, ne pas oublier de regarder le classement des lampes compatibles avec le luminaire, mais aussi le classement de la lampe dont il est équipé lors de la vente et la possibilité que vous avez à remplacer ou non cette lampe (dès l'achat).


gros electro

Fours


Tout comme pour d'autres appareils, vous trouverez dans cette fiche des conseils de petits gestes sur le four (permettant de grosses réductions de consommation parfois) et une vue sur l'achat, moment crucial quant à l'efficacité énergétique d'un appareil.

Nombreux sont les fours dans les foyers français. Ceux qui sont alimentés par de l'électricité sont majoritaires. Bien que peu utilisés (sur une journée, par rapport à un réfrigérateur par exemple), la consommation d'électricité est importante du fait des appels de puissance électrique conséquents lors d'une cuisson. Que faire pour réduire la note salée ... ?
image 1 Astuces d'utilisation du four

Astuce n°1 : Vérifier régulièrement les charnières et les joints de portes pour tester ses équipements et éviter toute déperdition d'énergie lors de l'utilisation du four.

Astuce n°2 : Ne pas ouvrir la porte du four inutilement, la baisse de chaleur nécessite un appel de puissance supplémentaire pour remettre la température du four à niveau.

Astuce n°3 : Être vigilant quant à l'extinction ou la mise en veille hors périodes d’utilisation. Certains appareils consomment de l'énergie même éteints. Le simple fait de couper l'alimentation de ces appareils permet de faire des économies d'énergie.
Astuce n°4 : La durée de préchauffage doit être réduite (inférieure à 10 minutes). Un four de bonne qualité n'a pas besoin d'être allumé trop longtemps à l'avance dans une phase de préchauffage.
Astuce n°5 : La température de préchauffage ne doit pas être supérieure à celle nécessaire. Le four est équipé d'un thermostat et permet d'ajuster exactement la température que vous souhaitez avoir et cela le plus rapidement possible. Par exemple, si vous avez besoin d'une température de 150°C, il est inutile de mettre 200°C pour « aller plus vite ». Vous risquez d'oublier votre four, de le faire monter à des températures plus élevées sans en avoir besoin et par conséquent de consommer de l'énergie inutilement.
... ET À L'ACHAT ?

Bien choisir le four selon l'étiquette énergie (de A + à A +++).

L'étiquette énergie est obligatoire notamment pour les fours et les hottes ; elle renseigne sur les consommations d'énergie de ces appareils.
Cette étiquette tient compte des progrès réalisés en matière de performances énergétiques.
C'est pour cela qu'au fil des ans de nouvelles classes se rajoutent au-delà de A (A+, A++ et A+++) ; cette multiplication des « + » est censée évoluer dans les prochaines années pour apporter plus de clarté aux consommateurs avec une échelle allant simplement de A à G.


multimedia

Internet - Les courriels


Après la consultation des sites, l'e-mail est le deuxième service le plus consulté sur Internet. L'impact de ce service est conséquent sur les consommations électriques. Tour d'horizon des astuces nous permettant de réduire notre empreinte écologique.

Un.e Français.e reçoit en moyenne 39 mails par jour. En 2015, 204 milliards de mails ont été envoyés dans le monde (hors spams) chaque jour contre 183 milliards en 2013, une progression de 11,5 % en 2 ans. (1).
image 1 BOITES DE RÉCEPTION ET D’EXPÉDITION
Nos boîtes débordent de courriels inutiles... cela peut sembler anodin, mais ils mobilisent de l’énergie pour être stockés sur des serveurs. Un coup de ménage s'impose !

DES COURRIELS AU RÉGIME
Le transfert et le traitement de votre courriel nécessite de l'énergie. Plus il est lourd et plus il en nécessite... Il faut donc réduire au maximum la taille des pièces jointes, en les compressant avant de les envoyer. Se demander également si la pièce jointe est indispensable est également un bon réflexe... si elle est destinée à votre collègue de bureau situé 3 mètres devant vous, l'utilisation d'une clé USB ou d'un disque dur pour effectuer le transfert sera bien plus vertueuse. D'autant qu'on l'imagine, ce courriel a de grandes chances de traîner pas mal de temps dans une boîte de réception.
LES COURRIELS ENVOYÉS INUTILEMENT
Afin d'éviter la démultiplication des envois de courriels, il est nécessaire de s'interroger sur les destinataires que nous mettons en copie de nos envois... peut-être certain.e.s n'ont-ils/elles pas vraiment besoin de recevoir cette information... Et un risque de plus de voir un courriel s'endormir dans une boite de réception.

LES COURRIELS REÇUS INUTILEMENT

Faire le tri et se désinscrire des newsletters qui ne nous intéressent pas permet de diminuer les consommations liées !

Pour aller plus loin

> Une vidéo de backboneproject : comprendre l'impact environnemental d'internet en 1 minute

Sources

(1) Planetoscope (consulté en Février 2017)

gros electro

L'achat d'appareils froid


Pour un réfrigérateur et/ou un congélateur, réduire sa consommation commence dès l'achat. La consommation des nouveaux appareils a été divisé par 3-4 fois par rapport aux anciens modèles.

Dimensionnement, étiquette énergétique, écolabel européen, voilà ce qu'il faut pour faire le bon achat pour des appareils froid. Et puisque ces appareils sont censés durer longtemps (10 ans environ (1)), lorsqu'un nouvel achat se présente, ne pas rater le coche !
image 1 Dimensionnement d'un réfrigérateur

L’appareil doit être choisi en fonction de son volume, que l’on cherchera à adapter aux besoins du foyer. Le réfrigérateur fonctionnant en continu, mieux vaut en effet éviter qu’il soit à moitié vide !

La recommandation (2) pour une personne seule est un volume utile de 100 à 150 litres. A chaque personne supplémentaire, environ 50 litres sont à ajouter.
Etiquette énergie et Ecolabel européen

Optez pour des appareils de classe A++ ou A+++ : un réfrigérateur/congélateur de classe A++ consomme 45 % d’énergie en moins qu'un appareil de classe A. Pour un appareil de taille moyenne, cela représente une économie de 25 €/an ou de 375 € sur la durée de vie de l'appareil.

Choisissez un réfrigérateur portant l’écolabel européen qui garantit entre autre que l’appareil est moins gourmand en énergie, fait moins de bruit, n’utilise pas de substances destructrices de la couche d’ozone et minimise l’utilisation de substances à effet de serre.

Les réfrigérateurs-congélateurs dits "américains" sont déconseillés en terme de performance énergétique. Ils consomment jusqu'à 3 fois plus d'électricité.

Pour aller plus loin

> L'association UFC Que Choisir a construit ce guide d'achat de réfrigérateurs, faisant un panorama de tous les critères d'achat

Sources

(1) Consoglobe - Obsolescence programmée des appareils
(2) UFC Que Choisir - Guide d'achat de réfrigérateurs

thermique

L'ISOLATION : isoler vos murs, comment et pourquoi ?


Lorsque l’on parle de rénovation énergétique, les combles, les fenêtres ou encore la chaudière sont les éléments qui sont les plus cités. Toutefois, on entend trop peu souvent parler des murs, qui représentent pourtant la deuxième source de déperdition thermique d’un bâtiment.
ATTENTION : nous souhaitons mettre en avant cette opération souvent trop vite écartée. Toutefois, pour une rénovation efficace, il est important de prioriser vos travaux. Avez-vous lu notre article sur le sujet ?

Isoler ses murs


Pourquoi ?

Leur isolation présente de très nombreux avantages :
  • réduction moyenne de 25 %* des besoins en chauffage, principale source de consommation énergétique,
  • apport de confort au quotidien (homogénéisation de la température intérieure, diminution de l’effet « paroi froide », etc.),
  • assainissement de la surface la plus importante,
  • et apport d’une valeur patrimoniale.

*Tout dépend évidemment des caractéristiques du bâtiment et surtout de son âge. Or, 2/3 des logements ont été construits avant 1974... alors qu'il n'existait aucune réglementation thermiques !

Comment ?

Pour faire simple : l’opération consiste à appliquer un matériaux isolant sur toute la surface en contact avec l’extérieur, hors menuiseries. Deux techniques existent : par l’intérieur ou par l’extérieur, chacune ayant ses avantages : en résumé, la première a l’avantage d’être moins coûteuse, la seconde d’être plus efficace.

Les techniques et les isolants sont également plus ou moins adaptés aux différents types de constructions (épaisseurs et composition des murs, disposition géographique, ...). C'est pourquoi il est important de prendre le temps de vous renseigner... et de vous faire accompagner.

Combien ça coûte ?

Le coût de l’opération varie en fonction de la technique choisie et de l’isolant utilisé. Pour une isolation des murs par l’intérieur, comptez entre 40€m/2 et 90€/m2. Pour l’isolation des murs par l’extérieur : entre 120€/m2 et 210€m/2. (Matériel et main d’oeuvre-comprise).

Une partie non négligeable de ce coût peut toutefois être couvert par la plupart des aides mises en place par l’état. Le Crédit d’Impôt pour la Transition Énergétique (CITE) peut par exemple couvrir 30 % du coût des matériaux.

Une isolation réussie


Un accompagnement professionnel

Avant tout, ne cherchez pas à aller trop vite !
Comme explicité dans notre article sur la rénovation, si vous ne pouvez tout traiter, un diagnostic personnalisé s’impose pour déterminer les priorités, et aussi ne pas compromettre une intervention ultérieure par des travaux mal anticipés sur une paroi.

Consultez votre conseiller EIE pour y voir plus clair !

Il vous aidera peut-être à envisager une rénovation globale (ou complète), qui reste l’opération la plus efficace pour réduire au maximum votre impact environnemental… et vos factures !

Une ventilation efficace

L’air du logement contient de la vapeur d’eau provenant de ses occupants et de leurs activités. Pour limiter l’humidité dans le logement, l’isolation doit toujours être associée à une ventilation efficace, contrôlée ou assistée mécaniquement: ventilation mécanique contrôlée (VMC) hygroréglable, double flux...

Des ponts thermiques supprimés

Ce sont des zones de faiblesse dans l’enveloppe d’un bâtiment: le froid extérieur y est plus rapidement transmis à l’intérieur du logement. La vapeur d’eau s’y condense, ce qui peut engendrer la formation de traces noires et de moisissures. Traiter les ponts thermiques passe par une bonne continuité de l’isolation.

Pas de condensation dans les parois

En hiver, lorsque la vapeur d’eau traverse une paroi, elle se refroidit progressivement de l’intérieur vers l’extérieur. Elle peut se condenser en eau dans la paroi, provoquant moisissures, décollement des papiers peints, dégradation des murs… En fonction des matériaux qui composent les murs, ces transferts d’humidité sont plus ou moins importants. Il faudra tenir compte de ce critère pour choisir l’isolant le plus adapté. La pose d’un pare-vapeur lors de travaux d’isolation limite l’accumulation d’humidité derrière l’isolant.

Dans tous les cas, une isolation ne doit jamais être exécutée sur une paroi présentant des signes d’humidité. Seul un professionnel peut établir un diagnostic qui identifiera les parties nécessitant un traitement avant d’être isolées.

L’isolation des murs par l’extérieur

Elle est à envisager en priorité dès que cela est possible. Elle permet de faire deux opérations en même temps : l’isolation et le ravalement.
Les avantages de cette technique :
  • traiter un plus grand nombre de ponts thermiques et limiter les effets de la condensation grâce à la continuité de l’isolant au niveau des planchers intermédiaires notamment ;
  • conserver l’inertie thermique des murs ;
  • aucune modification des surfaces habitables ;
  • protéger les murs des variations climatiques.
Le coût de cette technique est souvent plus élevé que celui de l’isolation par l’intérieur (hors coût de ravalement).
Source : ADEME

Pour aller plus loin

Pour vous aider à financer vos travaux d’économie d’énergie, Enercoop travaille en partenariat avec Pass’Renov pour vous proposer une prime bonifiée, cumulable avec la majorité des aides et qui couvre en moyenne 15 % du coût de l’opération.

Pour obtenir des informations supplémentaires de notre partenaire :

Pour vous aider à choisir les opérations adaptées et décrypter les aides, les espaces info-énergie vous apportent des conseils gratuits, neutres et indépendants :

Sources

Le guide pratique « Isoler sa maison »
Fiche « Travaux de rénovation dans le logement : la réglementation thermique »
Le guide pratique « Aides financières 2018 »
Guide des matériaux (EIE 69)

thermique

L'ISOLATION : quelques indicateurs à connaître


Lorsque l'on souhaite rénover un bâtiment, il est important de choisir les matériaux qui correspondent aux performances souhaités. Les critères d'efficacité sont déterminés par plusieurs indicateurs.
La lecture d'un devis ou d'un dossier de demande de financement (comme pour la prime CEE) peut parfois s'avérer obscure, si l'on ne connaît par la signification ces indicateurs et de quelques abréviations. Voici quelques définitions qui devraient faciliter cette lecture :

Le coefficient de conductivité thermique

Le coefficient de conductivité thermique lambda λ exprime la capacité de l’isolant à conduire la chaleur. Plus λ est petit, plus le matériau est isolant. Les matériaux isolants courants ont un λ compris entre 0,025 et 0,05 W/m.K.

La résistance thermique

La résistance thermique R exprime la performance de l’isolant. Exprimée en m².K/W, elle s’obtient par le rapport de l’épaisseur sur la conductivité thermique λ du matériau. Plus R est grand, plus la paroi est isolante.

Le coefficient de transmission thermique

Le coefficient de transmission thermique U exprime la performance des parois composées de plusieurs matériaux. On utilise aussi Uw pour les fenêtres, Ug pour les vitrages et Up pour les portes. Plus U est faible, plus l’isolation thermique est bonne.

Le facteur de transmission solaire

Le facteur de transmission solaire Sw mesure la proportion d’énergie transmise au travers d’une paroi vitrée.

Sources

Le guide pratique « Isoler sa maison »
Fiche « Travaux de rénovation dans le logement : la réglementation thermique »
Guide des matériaux (EIE 69)

thermique

La consommation d'eau chaude


La meilleure façon de consommer moins d’énergie liée à l’eau chaude est d'optimiser la consommation.
Aussi, en bonus, cela permet de faire des économies sur les factures d’eau ! Les pistes à suivre pour baisser ces consommations tout en conservant son confort.

Le poste eau chaude sanitaire (ECS) représente 11,5% des consommations d’énergie des logements (1). Comment réduire sa consommation d'électricité due à l'eau chaude sanitaire ?
Les économies à la source

Conseil n°1 : Préférer les douches aux bains.
  • Certes c'est une évidence, une douche peut consommer moins d'eau chaude qu’un bain.

Conseil n°2 : Couper l'eau lorsqu'on se savonne.
  • Une douche de 10 minutes peut consommer autant d’eau qu’un bain si on n'y prend pas gare (150 à 200 litres) : il est très pertinent de couper l’eau quand on se savonne !

Conseil n°3 : Utiliser une pomme de douche à économie d'eau.
  • Accessible dans les magasins de bricolage à un coût modique, une douchette à débit optimisé (6,5 à 9 L / min, fractionnant l’eau en fines gouttelettes pour un même confort) réduit le besoin en eau de 50 %, et est rentabilisée en 2 à 3 mois seulement

Conseil n°4 : Utiliser des mousseurs réducteurs de débit pour les lavabos/éviers
  • Tout comme pour les douches, nos robinets peuvent accueillir des mousseurs réducteurs de débit.
  • Pour un lavabo ou un évier, un débit de 4 L / min est suffisant. Attention toutefois, les limiteurs ayant un débit inférieur à 6 L / min ne sont pas adaptés aux chauffe-eau instantanés, ou aux chaudières à production d’eau chaude instantanée.

Conseil n°5 : Equiper robinets et douches de mitigeurs thermostatiques
  • Ceux ci peuvent permettre de prérégler la température souhaitée, synonyme d'économies d’énergie.
  • Si on remplace un robinet, on peut opter pour un mitigeur dont la position centrale (considérée psychologiquement comme « par défaut ») est celle de l’eau froide : cela évite de demander de l’eau tiède quand ce n’est pas nécessaire.

Conseil n°6 : Laisser le mitigeur sur la position eau froide.
  • Cela évite de faire des demandes d'eau chaude ou tiède sans besoin... un petit réflexe à prendre

Conseil n°7 : Préférer se laver les mains à l'eau froide.

Conseil n°8 : Boucher l'évier pendant la vaisselle.
  • Pendant la vaisselle, ne pas laisser couler l’eau chaude sans interruption. Préférer remplir le bac et utiliser la même eau savonnée. Enfin, préférer rincer à l’eau froide.

Conseil n°9 : Régler la température du chauffe-eau ou du ballon de stockage.
  • Limiter la température à 50°C pour un chauffe-eau instantané et à 60°C pour un ballon de stockage. En plus de réduire la consommation d'électricité, cela permettra de limiter le développement de bactéries pathogènes et d'éviter l'entartrage du chauffe-eau. Le tout sans perdre son confort.

Conseil n°10 : Couper la veilleuse du chauffe-eau lors des absences prolongées.

Conseil n°11 : Détartrer régulièrement un ballon de stockage électrique.
  • En se déposant sur la résistance, le calcaire diminue l'efficacité du ballon ; conséquence : plus d'énergie pour chauffer l'eau.

Sources

(1) répartition en énergie finale ; source : Ademe, chiffres clés du bâtiment 2013 Consulté en Avril 2017

thermique

LA RÉNOVATION : pourquoi et comment passer à l'action ?


Comme le démontre la démarche négaWatt, une France 100 % renouvelable ne peut se faire sans maîtriser avant tout nos consommations d’énergie. Pilier de cette démarche, l’objectif de l’efficacité énergétique est de réduire la quantité d’énergie nécessaire à la satisfaction d’un même besoin. Et ça urge ! Les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent plus de 42 % des consommations énergétiques en France.

D’après l’ADEME, l’isolation performante d’une maison construite avant les années 70 (et les premières réglementations thermiques) peut réduire la consommation d’énergie du logement de 60 % ou plus.
Or, en France, 2/3 des bâtiments datent d’avant 1975 !
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Économies, confort, santé et… patrimoine valorisé !


L’efficacité énergétique, c’est dépenser moins d’énergie pour des services équivalents.
Dans le logement, cela se traduit le plus souvent par améliorer l’isolation pour diminuer les pertes de chaleur et des appareils de chauffage plus performants.

C’est donc économique, écologique, mais pas que (!) : c’est aussi améliorer le confort, rendre l’habitat plus sain et augmenter sa valeur patrimoniale.

En effet, depuis 2011, il est obligatoire d’afficher l’étiquette énergétique d’un logement en vente dès l’annonce publicitaire. Un bon classement est donc un atout non négligeable.

Bien choisir ses travaux… et les prioriser !


Étape indispensable et trop souvent oubliée : réaliser une analyse énergétique de votre logement et identifier les actions les plus efficaces.
Celles-ci dépendent de nombreux critères : l’âge du bâtiment, sa configuration, ses matériaux, sa zone climatique etc ; et ne doivent pas être réalisées sans prendre en compte la performance énergétique globale du logement.

Une fois l’isolation améliorée par exemple, les besoins en chauffage ne seront plus les mêmes. Il serait alors dommage d’avoir changé de chaudière l’année précédente.

Pour résumer, l’ordre idéal des travaux est le suivant :

Le saviez-vous ? La rénovation globale est le meilleur moyen d’améliorer la performance énergétique de votre logement et vous permet d’accéder à plus d’aides financières.

Nous vous conseillons de prendre contact avec un espace info-énergie proche de chez vous (0 808 800 700). Il vous aidera à définir les grands axes de votre projet et pourra vous orienter vers des professionnels qualifiés.

Identifier les aides


De nombreuses aides financières existent, que vous soyez propriétaire, locataire, occupant à titre gratuit ou bailleur. Elles sont pour la majeure partie cumulables avec la prime CEE proposée par notre partenaire Pass’Renov.
En tant que client Enercoop, vous bénéficiez de 5 % supplémentaires sur votre prime CEE, grâce à notre code promo : rendez-vous dans l’onglet « consommation » de votre espace-client.

Choisir un artisan


L’une des conditions pour bénéficier de ces aides est de recourir à un professionnel (RGE).
Mise en place par l’État et l’ADEME en 2011, la mention «RGE» (Reconnu Garant de l’Environnement) est délivrée par un organisme certificateur accrédité. Elle atteste du respect, par l’entreprise certifiée, d’un certain nombre de critères de qualité et de transparence (compétences, références, audit de travaux réalisés). Elle valide ainsi les compétences des professionnels.

Attention : un label est un gage de qualité mais pas une garantie !
Nous vous conseillons donc de respecter les quelques règles simples proposées par ce guide réalisé par Le CLER.

Pour aller plus loin

CONTACTS Pass’Renov
Obtenir des renseignements : contact@passrenov.com / 01 82 83 18 50

ESPACES INFO-ÉNERGIE
Des conseils gratuits, neutres et indépendants sur les économies d’énergie :
**renovation-info-service.gouv.fr** / 0 808 800 700

Sources

Des infos sur les aides à la construction et la rénovation par l’ADEME.
LE GUIDE POUR SE LANCER (par le réseau CLER)

gros electro

Lavage du linge à froid ... ou pas ?


Quel appareil est aussi présent dans nos logements que la télévision ? Avec un taux d'équipement de 95%, nous parlons du lave-linge. Comment optimiser les consommations de ce dernier tout en garantissant un linge propre ? Dr Watt fait le tour de cette thématique, et ça se passe ici.

Avec environ 200 kWh de consommation annuelle moyenne, le lave-linge fait partie des appareils les plus consommateurs de nos foyers. La consommation principale de ceux-ci est due au chauffage de l'eau. On estime en moyenne que ces consommations pour chauffer l'eau sont de (1):
- 68% pour un cycle de 30-40°C
- 77% pour un cycle à 60°C
- 86% pour un cycle à 90°C
Il est clair que cet impact est considérable, alors lavage à froid ou pas ?

Afin de préserver les couleurs et les fibres de notre linge, il est préférable de laver à la température la moins élevée possible. Parfait accord entre les économies d'énergie et la durée de vie de nos vêtements !

Mais, n'oublions pas que le rôle premier d'un lave-linge est de... laver le linge c'est à dire enlever les tâches et éliminer les bactéries. Or, ces deux résultats sont plus faciles à obtenir avec une température élevée.

Alors, que faire ?

Le linge peu sale, quotidien, qui n'est pas particulièrement tâché peut-être lavé sans souci à basse température ou à froid avec de très bons résultats. L'utilisation de boules de lavage et de battoirs aidera, en plus, à "casser" la saleté avec une moindre quantité de lessive. Sauf spécificité sanitaire, priorité à la basse température : 30°C, 20°C ou froid !

Il est donc souhaitable de trier le linge selon le degré de saleté, l'usage et l'utilisateur/trice (personne malade, bébé, etc). En effet, une priorité peut-être la chasse aux micro-organismes et bactéries. Si on ne considère que les acariens, ceux-ci ne résistent pas à une température de 60°C. Néanmoins il faut savoir que l'action mécanique du lavage en machine permet à elle seule d’en éliminer 95% (2).

Faire de temps en temps, lorsque nécessaire, une machine à 60°C permettra d'éviter les mauvaises odeurs du lave-linge en éliminant les bactéries. Dans cet objectif, laissez la porte de votre appareil ouverte lorsque vous ne l'utilisez pas.

Enfin, pensez à la fonction Eco ou 1/2 charge et n'oubliez pas l'entretien du filtre ! L'ensemble de ces actions de "sobriété énergétique" aura un impact sur votre facture.
Si vous envisagez d'acheter un nouveau lave-linge

Cap sur l'étiquette énergétique en favorisant un classe A++ ou A+++ ! Observez également la consommation annuelle d'eau et la qualité de l'essorage : un linge bien essoré signifie moins de temps de séchage... ou d'énergie si vous avez un sèche-linge !

Pensez à prendre un appareil adapté à sa future utilisation : choisir la capacité maximale de lavage selon le nombre (ou le type) d'utilisateurs/trices.
Pour vous aider à choisir parmi les appareils les plus économes de façon éclairée, rendez-vous sur http://www.guidetopten.fr/

Sources

(1) : Amoes (consulté le 31 Janvier 2018)
(2) : Santé Magazine (consulté le 31 Janvier 2018)

gros electro

Lave-vaisselle


Le lave-vaisselle est un appareil assez répandu dans nos logements, quand nous avons la place de l'installer. Sa promotion est notamment basée sur une économie d'eau et d'énergie par rapport au lavage à la main.
Il y a néanmoins des possibilités de réduire davantage cet impact...

De nos jours, 58 % des ménages français sont équipés d'un lave-vaisselle (1).

Selon négaWatt, la consommation moyenne des ménages associée au lave-vaisselle est de 222 kWh par an (2) ; chez les participant.e.s à la formation Dr Watt (3), cette même consommation est de 320 kWh. Mais la valeur dépend du nombre de machines effectuées, de la capacité et du cycle choisi : un.e célibataire et une famille nombreuse n'ayant pas les mêmes besoins...
image 1 QUE FAIRE À L'UTILISATION...

Charge
Le lave-vaisselle ne doit pas tourner à moitié-vide... question de bon sens. Certains lave-vaisselle sont équipés d'une fonction "1/2 charge" qu'il ne faut pas hésiter à utiliser lorsque nous ne pouvons le remplir intégralement.

Cycles
Les cycles "intensifs" du lave-vaisselle peuvent consommer jusqu'à 40% de plus d'électricité. Bien choisir son cycle c'est donc prendre soin de sa consommation électrique. Les programmes "éco" sont à favoriser.
image 2 ... ET À L'ACHAT ?

Choisir le modèle en fonction de la classe énergétique de A+ à A+++ et s'équiper d'un modèle conforme à vos besoins (nombre de couverts).
Préférer un modèle qui consomme moins d'eau (10 litres).
Privilégier un modèle pouvant être raccordé directement en eau chaude. Vous pourrez y brancher une installation solaire ou une chaudière à bois, et économiser ainsi 40 % sur ses consommations électriques.
CONSOMMATION CACHÉE

Les appareils performants peuvent être le siège de consommations de veille importantes, les consommations étant mesurées en état de marche. Afin de supprimer toute consommation inutile, il devient alors nécessaire de les débrancher.

Sources

(1) INSEE - Équipement des ménages en 2014
(2) Association négaWatt - Synthèse du scénario 2011-2050
(3) Dr Watt
(4) Guide TopTen

gros electro

Lave-linge


Le lave-linge, indispensable dans nos logements, pèse lourd sur la facture... pourtant quelques réflexes simples à l'utilisation peuvent avoir un impact important. C'est la première étape à passer... la 2ème sera le changement du lave-linge, et là aussi il ne faut pas se tromper. Enercoop fait le point.

Que ce soit chez nous ou dans une laverie, le passage par le lave-linge est largement répandu dans notre société.
De nos jours, 96 % des ménages français sont équipés d'un lave-linge (1).

Selon l'association négaWatt, la consommation moyenne des ménages associée au lave-linge est de 173 kWh par an (2) ; chez les participant.e.s à la formation Dr Watt, cette même consommation est de 70 kWh. Mais la valeur dépend du nombre de machines effectuées, de la capacité et du cycle choisi : un.e célibataire et une famille nombreuse n'ayant pas les mêmes besoins...
image 1
QUE FAIRE À L'UTILISATION...

La température de l'eau

Plus de 80 % de l'énergie absorbée par un lave-linge provient de la résistance électrique pour le chauffage de l'eau...
L'utilisation optimale passe donc par des cycles à plus basses températures (d'autant que les lessives actuelles sont désormais adaptées).
Inutile de laver son linge très sale à 90°C, le programme 60°C des nouveaux lave-linges suffit amplement et pour le linge sale courant 30°C/40°C est très bien adapté. Un cycle à 30°C/40°C consomme 3 fois moins d'énergie qu'un cycle à 90°C et un lavage à froid, 2 fois moins d’énergie qu’un lavage à 40°C.

Le programme

Utiliser la fonction « éco » symbolisée ou 1/2 charge de son lave-linge est un bon réflexe, c'est généralement 25 % de consommation en moins.
De plus, la charge maximale du programme choisi doit être utilisée ... il faut faire des machines pleines plutôt qu'à moitié pleines !
Enfin, préférer un bon essorage dans le tambour de la machine à laver plutôt qu'un séchage dans le sèche-linge. Il existe aujourd'hui des machines avec des vitesse d'essorage de 2 000 tr/min. Attention cependant aux matières délicates (laine, par exemple).

L'entretien
Nettoyer souvent le filtre et vérifier les poches des vêtements avant lavage pour garantir un fonctionnement efficace de la machine.
Pour les régions où l'eau est très calcaire, utiliser des balles de lavages pour éviter l'encrassement du tambour.
image 2 ... ET À L'ACHAT ?

Bien choisir le lave-linge selon l'étiquette énergie (de A + à A +++) et s’équiper d’un lave-linge d’une capacité qui correspond à ses besoins pour éviter un gaspillage d’eau et d’énergie !

D’après la directive européenne (2010/30/UE) d’étiquetage énergétique des lave-linges, la moyenne de consommation 0,77 kWh par cycle correspond à la classe énergétique A (pour une machine de 5 kg).
Depuis janvier 2015, la vente de lave-linges de classe inférieure à A est interdite et les plus performants (classe A+++) ont une consommation moyenne inférieure à 0,6 kWh par cycle (3).

Choisir un lave-linge qui consomme moins d'eau (inférieur à 40 litres), c'est aussi choisir un lave-linge plus économe en électricité.
CONSOMMATION CACHÉE

Les appareils performants peuvent être le siège de consommations de veille importantes, les consommations étant mesurées en état de marche. Afin de supprimer toute consommation inutile, il devient alors nécessaire de les débrancher.

Sources

(1) INSEE - Équipement des ménages en 2014
(2) Association négaWatt - Synthèse du scénario 2011-2050
(3) Guide Topten

eclairage

Les ampoules basses consommation, la solution


Longtemps limité à l'éclairage par des ampoules incandescentes, le marché de l'éclairage a fait sa révolution depuis quelques années : ampoules halogènes et surtout ampoules fluo-compactes et LEDs sont arrivées. Pourtant, la diffusion massive de ces deux dernières technologies, efficaces énergétiquement tarde à venir.

Les nouvelles ampoules sont bien moins énergivores que les ampoules à incandescence ou les ampoules halogènes. De plus, elles sont aujourd'hui garanties (5 ans voire 7 ans pour certains fournisseurs) ! Les ampoules ne sont plus un consommable, c’est un investissement sur une dizaine d’années, ce qui justifie un prix d’achat plus élevé.
Ne changez pas vos ampoules (surtout l'incandescent et l'halogène) lorsqu'elles viennent tout juste de fonctionner, risque de brûlure.
Évitez de rester longtemps à moins de 50 cm d'une ampoule fluo-compacte, les ondes électromagnétiques étant importantes et une distance minimale est convenue.
image 1 Avantages et inconvénients des ampoules LED

Aujourd'hui une large gamme d'ampoules LED est disponible, à prix abordables, avec des couleurs chaudes, des temps d'allumage rapides et la possibilité d'allumer et éteindre fréquemment votre ampoule. Avant un achat, vérifier la température de couleur (couleur chaude à partir de 2700°K et moins), le temps d'allumage et le nombre d'allumages et extinctions ... la réglementation impose que ces informations figurent sur l'emballage.

En plus d'être peu consommatrices en énergie, les ampoules LED sont sobres, s’allument de façon instantanée et sont disponibles sous de nombreuses formes (ampoules dépolies, ampoules claires à lament, spots, etc.). On trouve des ampoules classées A+ et A++ et ayant une durée d'utilisation dépassant les 20 000h (attention à bien regarder le nombre d'allumage). Les ampoules LED sont les plus performantes comparées aux autres technologies.

En résumé :
  • Avantages > Faible consommation d’électricité / Durée de vie / Convient à tous les usages / Baisse du prix
  • Inconvénients > Lumière bleue présente / Composants électroniques
image 2
Avantages et inconvénients des ampoules fluo-compactes

Les ampoules fluo-compactes (dites LFC) sont composées d’un tube néon replié.

Les lampes fluo-compactes sont très économiques à l’usage : en terme de kWh consommés et euros dépensés.
Aujourd'hui, seules les LFC de classe énergétique A sont autorisées sur le marché.
Elles ont fait de gros progrès (temps de chauffage à l’allumage beaucoup moins long, modèles adaptés aux allumages fréquents, prix moins élevés que les lampes à LED...).

Cependant, elles ne conviennent pas toutes aux luminaires équipés d’un variateur. Elles supportent assez mal les basses températures et ne sont donc pas idéales à l’extérieur.

Les tubes fluorescents sont économiques à l’achat et à l’usage, mais il est important de bien choisir la température de couleur de son ampoule pour éviter la froideur de la lumière dans un salon ou une chambre.

Mercure et Ampoules fluo-compactes :

Les ampoules fluo-compactes, tout comme les tubes fluorescents, fonctionnent grâce à une petite quantité de mercure (0,005% de leur poids). Le mercure est toxique, il peut entraîner des problèmes de santé s’il s’accumule en trop grande quantité dans l’organisme.

La quantité de mercure contenue dans une lampe est infime (moins de 2 mg pour la plupart quand les vieux thermomètres en contenaient 2 g soit mille fois plus), et casser une ampoule occasionnellement ne représente pas de véritable danger, néanmoins des précautions sont à prendre en cas de casse :
- bien aérer la pièce pendant plusieurs heures
- ramasser les débris avec des gants
- utiliser du ruban adhésif pour récupérer les minis brisures et les poudres (ne pas utiliser l'aspirateur qui disperserait le mercure dans l’air ambiant)
- placer tous les débris dans un contenant hermétique et amener le tout au recyclage

Le recyclage des ampoules fluo-compactes est essentiel du fait de la contenance en mercure. En effet, le mercure devient potentiellement dangereux pour l’environnement à l’échelle des dizaines de millions de lampes arrivant en fin de vie chaque année si elles ne sont pas traitées. Le recyclage des lampes permet de récupérer et neutraliser le mercure et d’empêcher son rejet dans l’atmosphère ou dans les sols. Il se réalise en déchetterie, en magasin de bricolages et en supermarchés. Les poubelles dédiées sont spécialement équipées d’un système qui amortit la chute des lampes pour éviter qu’elles ne se cassent. Dans les centres de traitement, les lampes sont broyées dans un dispositif étanche qui permet de récupérer le mercure et de séparer le verre, le métal et le plastique pour les recycler ou les valoriser.

En résumé :
  • Avantages > Faible consommation d’électricité / Durée de vie / Rentabilité rapide
  • Inconvénients > Inadaptées au froid, à éviter en extérieur l’hiver / Allumage lent avec certains modèles / Cycles d’allumages et extinctions limités avec certains modèles / Champ électromagnétique en proximité de l’ampoule / Contiennent du mercure
Aujourd'hui, les ampoules LED sont préférables en terme d'efficacité énergétique et en terme de santé.

Pour aller plus loin

> Comparez des ampoules LED sur le Guide Top Ten
> Quels paramètres regarder lorsque je m'apprête à acheter mes ampoules ? Tout est sur cette fiche.

Sources

ADEME - Réduire sa facture d'électricité. Maîtriser et limiter la consommation des équipements de la maison - Guide pratique - Décembre 2016 - (Lu en février 2017)
Rapport de l'ASEF (Association Santé Environnement France) : Ampoules fluocompactes, les recommandations de l'ASEF - 2010 (consulté en Octobre 2017)
Recylum - Comment nos lampes sont-elles recyclées - (consulté en Octobre 2017)

gros electro

Micro-ondes


Bien que controversés, les micro-ondes restent très présents dans nos logements, bureaux, restaurants ...Des économies d'énergie sont réalisables sur cet appareil et parfois grâce à cet appareil.

Ci-dessous des conseils d'utilisation du micro-ondes dans un but d'économies d'énergie.
image 1 Astuce n°1 : Éviter d'utiliser le four micro-ondes pour décongeler des aliments. Les aliments à décongeler doivent être placés idéalement dans le réfrigérateur (voir fiche froid). Pour une famille moyenne, ne pas décongeler des aliments au micro-ondes représente une économie de 5 à 15 € par an (1).

Astuce n°2 : Utiliser le micro-ondes plutôt que le four pour réchauffer les aliments. Le micro-ondes est rapide et consomme moins qu'un four électrique, d'après l'ADEME, pour moins de 50kWh/an en moyenne pour un four micro-ondes, la consommation d'un four s'élève à 300kWh/an.

Astuce n°3 : Débrancher son four micro-ondes quand on ne l'utilise pas. Même en veille certains micro-ondes consomment de l'énergie. Par exemple si le micro-ondes est équipé d'une horloge, il consommera nécessairement de l'énergie. Des prises coupe-veille peuvent être installées sur la prise d'alimentation du micro-ondes.

Pour aller plus loin

> Prise coupe-veille dans cette fiche.

gros electro

Optimiser le rangement du frigo


Cette page permet d'optimiser le rangement du réfrigérateur afin de réaliser un gain énergétique.
Je suis (souvent) blanc, j’aime le froid et je consomme beaucoup d’électricité. Qui suis-je ?

A – Une guirlande électrique
B – Un réfrigérateur
C – Un ours polaire hyperconnecté
D – Obi-Wan Kenobi


Avec une consommation annuelle moyenne comprise entre 200 et 400 kWh, le « froid alimentaire » est le premier poste de consommation d’électricité spécifique (c’est à dire hors chauffage, eau chaude et cuisson).

La quasi totalité de la population possède un de ces appareils. L’INSEE nous indique un taux d’équipement de presque 100 % pour le réfrigérateur et plus de 90 % pour le congélateur.
La température, ça se mesure à l’intérieur...

Le principe du réfrigérateur (ou du congélateur) est d’extraire la chaleur à l’intérieur de l’appareil afin d’y maintenir une température froide.
On parle de + 4 à + 6 °C pour un frigo et – 18 °C pour un congélo.
La première chose à faire est donc de vérifier la température de consigne à l’aide d’un thermomètre placé au milieu de l’appareil.
Si un écart est constaté, notamment une température trop froide, on peut réajuster le thermostat.
Un congélateur peut atteindre une température de – 26 °C et la consommation d’énergie qui va avec !

Cependant, la température n’est pas homogène dans un réfrigérateur...

La zone la plus froide est l’étage du bas : à privilégier pour les viandes et poissons crus ainsi que les produits laitiers.
La zone la plus chaude est la porte : à utiliser pour les boissons, sauces (cela tombe bien, les bouteilles rentrent parfaitement ;-).
Et le tiroir à légumes est à bonne température… pour les légumes.

De plus, afin d’optimiser son fonctionnement, il ne faut pas trop remplir le réfrigérateur.
Un trop plein de provisions entraîne une mauvaise circulation de l’air et donc un refroidissement laborieux. Une bonne raison pour enlever les emballages cartons et plastiques inutiles !

… et à l’extérieur.

Il n’y a pas que la température intérieure qui importe… la température extérieure a un impact important. Plus la température de l’endroit dans lequel est installé l’appareil de froid est élevée, plus la consommation électrique de celui-ci est importante. On cherche donc un endroit frais et sec.
Les caves ou les buanderies bien ventilées proches des cuisines sont l’endroit rêvé pour un frigo.
Si ce n’est pas le cas, on évitera un positionnement près du four ou de la plaque de cuisson… même si nous n’avons pas toujours le choix. 
Il ne faut donc pas hésiter à donner les coordonnées du Doc (-> www.dr-watt.fr ) aux cuisinistes qui ne liraient pas ses conseils… eh oui il y en a…
Dans le même esprit, pas de réfrigérateur près d’un radiateur ou à une place très exposée à la lumière directe du soleil.

L'idéal est de laisser au moins 5 cm entre le réfrigérateur et le mur, ce qui permettra une meilleure circulation de l’air, une évacuation de la chaleur facilitée et évitera une surconsommation.
La problématique du froid domestique est large… il ne faut pas hésiter à visiter le wiki des économies d’énergie pour avoir toutes les autres astuces concernant les frigos.

Pour aller plus loin

ADEME : www.ademe.fr
ENERTECH : www.enertech.fr
Défi Energie à Bruxelles : www.defi-energie.be
Econo-ecolo : www.econo-ecolo.org
Simple et Pratique :www.simplepratique.net www.simplepratique.net
Réseau éco-consommation : www.ecoconso.be
Idées maison : www.ideesmaison.com/Reduisez-votre-consommation-d.html
ADEME Lorraine : www.ademe.fr/lorraine/energie/mde.html
Liens utiles :L’espace éco-citoyens de l’ADEME : http://ecocitoyens.ademe.fr
Le site des espaces info-énergie : www.renovation-info-service.gouv.fr
Le centre de ressources de prioriterre : www.prioriterre.org/ong/centre-ressources.html
Pour les jeunes : www.mtaterre.fr
... et le site de Familles à énergie positive : www.familles-a-energie-positive.fr

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Plaques de cuisson


Les plaques de cuisson électriques sont très répandues en France. Elles cohabitent avec des rosières à gaz, un autre moyen de cuisson. Cette fiche inclut un questionnement sur le type de plaques à acheter ainsi que l'utilisation optimale d'une plaque.

Quelle préférence d'achat et quels éco-gestes pour réduire sa consommation d'électricité au niveau des plaques de cuisson ?
image 1 Quelles plaques utiliser ?
La plus gourmande en énergie reste sans conteste la plaque électrique en fonte. Ensuite viennent les plaques vitrocéramiques puis les plaques à induction. Même si elles restent les plus chères à l'achat, les plaques à induction sont nettement les plus économes en énergie.

Comment bien utiliser ses plaques ?
  • Utiliser des casseroles adaptées à la taille des plaques sous peine de déperdition de chaleur inutile. Une grande casserole sur un petit feu met plus de temps à chauffer. Pour une petite casserole sur un grand feu, une partie de la chaleur passe sur les côtés et ne chauffe pas le récipient. Cela est valable tant pour l'électricité que pour le gaz.
  • Par habitude ou par facilité, le feu ou la plaque utilisé(e) est souvent celui (celle) qui est la plus proche de vous. Suivez les recommandations du point précédent sur la taille des casseroles utilisées.
  • Penser à mettre un couvercle sur une casserole dans laquelle on fait bouillir de l'eau. D'après l'ADEME, l'économie réalisée est de 30 % pour des aliments cuits à l'étouffé (comme dans une cocotte minute par exemple), et cela peut monter jusqu'à 70 % pour les liquides. Pour maintenir 1L d'eau à 100°C la puissance nécessaire est de 500W sans couvercle contre 150W avec un couvercle.
  • Éteindre les plaques électriques de votre cuisinière avant la fin de la cuisson de vos aliments. Celles-ci continueront de dégager de la chaleur sans consommer d'électricité pendant encore 15 minutes.
  • Changer de casseroles si elles sont déformées. Lorsque le fond n'est plus plat, le contact avec la plaque de cuisson ou le brûleur ne se fait plus correctement et la chaleur est mal diffusée, ce qui augmente le temps de cuisson et donc la consommation énergétique.


multimedia

Radios-réveils


Radio et réveil ou radio-réveil ? Une vraie question à se poser !

En 2015, 62% des français.e.s possèdent un radio-réveil. Le taux d'équipement recule par rapport à 2014 (70%). (1)
image 1 Nous avons tous à portée de main une solution d'alarme... un bon vieux réveil ou nos téléphones portables qui peuvent faire le travail même en mode éteint durant la nuit... Nous avons quasiment tous accès à un équipement radio (à 99,5%). La question à se poser est : a-t-on vraiment besoin d'un radio-réveil ? Et la réponse nous est tout à fait personnelle !

Si nous pouvons nous en passer, il ne faut pas se priver... En effet le radio-réveil fonctionne en continu 24h/24 car on ne peut pas le débrancher.

Si le radio-réveil reste un incontournable, il faut vérifier la puissance qu'il appelle (grâce à un wattmètre). En terme d'efficacité énergétique, tous les équipements ne se valent pas avec des puissances appelées en fonctionnement variant de 8W à 3W. On privilégiera alors des modèles qui permettent la programmation d'une veille (de l'ordre de 1W) limitant la consommation électrique. Enfin l'option affichage au plafond est à éviter si on ne veut pas voir les consommations s'envoler.

Sources

(1) CSA - Observatoire de l’équipement audiovisuel des foyers (consulté en Février 2017)

thermique

Remplacer le mode de production d'eau chaude


Si on envisage des opérations profondes d’économies d’énergie, le remplacement du mode de production d’ECS pour un système plus performant est possible.
Le chauffe-eau solaire : une solution intéressante.

La principale contrainte à considérer est la possible orientation des panneaux-capteurs : le Sud est absolument à privilégier, une orientation de Sud-Ouest à Sud-Est restant envisageable.

Puis, si l’énergie de chauffage est le gaz ou le fioul, on associe souvent un ballon de stockage à la chaudière. Dans ce cas, il ne faut surtout pas surdimensionner ce ballon : cela n’apporte aucun confort, mais occasionne beaucoup de pertes.


Le poêle bouilleur

Si le chauffage est réalisé par un poêle, à bûches ou à granulés, on peut choisir un poêle bouilleur (ou poêle « hydraulique ») raccordé à un ballon de stockage.
Là aussi, il faut veiller à ne surdimensionner ni le poêle, ni le ballon.
Aussi, il faut prévoir un appoint en été (par un chauffe-eau solaire par exemple, solution la plus pertinente lorsque possible).


Le ballon thermodynamique

Le ballon thermodynamique est un système électrique, toutefois plus performant que ce dernier. Il puise des calories dans l’air, via une pompe à chaleur air-eau. Plus l’air qui l’alimente est chaud, plus sa consommation est faible. Il faut donc privilégier l’air d’un volume non chauffé mitoyen (garage par exemple) à l’air extérieur.


thermique

Réduire les pertes d'énergie à la production d'eau chaude sanitaire (ECS)


Deuxième plus gros poste de consommation d’énergie dans les logements après le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire (ECS) mérite d'être observée de près.
Bonne nouvelle, il existe de multiples moyens de faire des économies d’énergie sur ce poste !

Dans un logement, après le chauffage, la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) est le deuxième plus gros poste de consommation d’énergie : en moyenne, chacun représente respectivement 61 % et 12 % d’usage énergétique (1).

Dans les résidences principales en France, la production d’ECS est majoritairement produite à partir d’électricité (47 %, puis 38 % par du gaz(1)), malgré le grand paradoxe que cela implique dans le cas d’une production conventionnelle d’électricité (2). Ainsi, l’essentiel des conseils proposés pour réduire le besoin en énergie peut être indistinctement appliqué à tout mode de production d’ECS.
Les bons réflexes

Conseil n°1 : Régler la température du chauffe-eau ou du ballon de stockage
  • La température du chauffe-eau est à régler entre 50 et 55 °C. La légionelle ne se multiplie plus à partir de 47 °C, et la réglementation impose un minimum de 55 °C uniquement pour les équipements de stockage d’au moins 400 litres.
  • En plus de réduire la consommation d'électricité, cela permettra de limiter l'entartrage du chauffe-eau et les risques de brûlure

Conseil n°2 : En cas d’absence prolongée (plus de 4 jours), éteindre le chauffe-eau en partant

Conseil n°3 : Lutter contre le tarte
  • Si l’eau est particulièrement calcaire, opter pour un chauffe-eau muni d’une résistance adaptée (stéatite) ou le faire détartrer tous les 3 ans environ.
  • En se déposant sur la résistance, le calcaire diminue l'efficacité du ballon ; conséquence : plus d'énergie pour chauffer l'eau.

Conseil n°4 : Améliorer l’isolation du ballon de stockage
  • Mettre en place un calorifuge sur celui-ci (cela peut aussi être « bricolé » sur place, avec des matériaux isolants et de revêtement peu coûteux (3)).
  • Isoler les tuyaux de distribution d’eau chaude, simplement en utilisant des manchons souples en mousse d’au moins 2 cm d’épaisseur (de manière plus écologique, on peut aussi utiliser de la laine de mouton ou de chanvre). Cela est d’autant plus important lorsque le stockage et la distribution se situent dans des locaux non chauffés (sous-sol, garage).

Conseil n°5 : Rapprocher le ballon de stockage des points de puisage (douche, robinets)
  • Si des travaux de plomberie et de révision de la conception de l’espace intérieur sont considérés, il faut envisager de rapprocher le ballon de stockage des points de puisage (douche, robinets), à moins de 2 m autant que possible. Cela peut être l’occasion de le placer dans le volume chauffé du logement, permettant de réduire les quelques pertes thermiques du ballon de l’énergie nécessaire au chauffage.
  • Si cela implique un remplacement du ballon, il est indispensable de réviser son dimensionnement en fonction de vos besoins. A titre indicatif, le besoin journalier moyen par personne à considérer pour un bon dimensionnement est de 40 à 45 L à 50 °C (4).

Sources

(1) répartition en énergie finale ; source : Ademe, chiffres clés du bâtiment 2013 - Consulté en Avril 2017
(2) dans une centrale thermique à flamme ou nucléaire, le principal processus physique pour produire de l’électricité est de chauffer et vaporiser de l’eau ; ce mode de production d’électricité implique un rendement de production de moins de 40 %, soit plus de 60 % de pertes ; c’est pourquoi il n’est pas pertinent de souhaiter reconvertir cette électricité en chaleur
(3) fiche pratique d’Apper Solaire - Consultée en Avril 2017
(4) données extraites du Guide technique « Les besoins d’eau chaude sanitaire en habitat individuel et collectif », ADEME, mai 2016 - Consulté en Avril 2017

gros electro

Sèche-linge


Le sèche-linge est un des derniers appareils de gros électroménager à être apparu dans nos logements.
C'est aussi le plus puissant ! Il a donc un impact important sur notre facture d'électricité.
Nous avons cependant des leviers sur lesquels jouer...

Possédé par un tiers des Français.e.s, cet équipement, malgré les évolutions techniques, demeure très consommateur d'énergie.
Nous ne sommes pas égaux/ales sur la question d'en posséder un ou non : avoir plusieurs enfants en bas-âge, habiter un logement sans jardin, sans balcon voire sans laverie aisément accessible légitime sa possession.

Les participant.e.s à Dr Watt (1) ont mesuré 320 kWh par an pour le sèche-linge quand négaWatt (2) annonce 206 kWh en moyenne par ménage. Le nombre de cycles réalisé par an a bien évidemment un impact sur ces chiffres.
QUE FAIRE À L'UTILISATION...

Mettre du linge toujours bien essoré dans le sèche-linge (cela réduit la consommation énergétique) et remplir le au maximum sans dépasser la charge maximale prescrite par le fabricant
Éviter d'ouvrir la porte en cours de cycle.

Et bien sûr, privilégier un séchage à l'air libre, quand on le peut. La solution la plus économe est de favoriser le séchage en extérieur, car en faisant sécher le linge à l'intérieur sur un étendoir, votre système de chauffage va produire la chaleur nécessaire à l'évaporation de l'eau.
... ET À L'ACHAT ?

Choisir de préférence un appareil de classe A+++ car les différences en terme de consommation restent très grandes entre les différents appareils (en moyenne 170 kWh/an pour un appareil de classe A+++, contre 560 kWh/an pour un appareil de classe B.) (3)

Il existe deux types de modèle :
- A évacuation : l’air humide est évacué à l’extérieur du logement par le tuyau prévu à cet effet. Ce sont les modèles les plus performants.
- A condensation : les appareils à condensation les plus performants sont équipés d’une pompe à chaleur ; l’air humide est refroidi puis condensé, et l’eau obtenue est éliminée par vidange ou recueillie dans un réservoir. Ils demeurent néanmoins moins performants que les modèles à évacuation.

Opter pour un modèle de sèche-linge équipé d’une sonde d’humidité qui pourra s’arrêter dès que la sonde aura jugé que le séchage est terminé.

Sources

(1) Dr Watt
(2) Association négaWatt - Synthèse du scénario 2011-2050
(3) Guide TopTen

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Éco-gestes et réfrigérateurs


Le froid alimentaire, réfrigérateur combiné et congélateur, représente en moyenne 15% de la consommation électrique totale d'un ménage hors chauffage. Même si leur puissance de fonctionnement parait faible, ces appareils fonctionnent à longueur d'année ! Que faire pour réduire la consommation ?

Tout plein de conseils pour réduire la consommation de ces appareils allumés toute l'année (ou presque).
Astuce n°1 : Laisser 5cm au moins entre le mur et le dos de l'appareil pour éviter la surchauffe, qui augmente les consommations électriques.

Astuce n°2 : La poussière accumulée derrière le réfrigérateur augmente sensiblement la consommation d'électricité (toujours des histoires de surchauffe)... veiller à nettoyer les grilles arrières régulièrement.

Astuce n°3 : Laisser la porte ouverte le moins longtemps possible.

Astuce n°4 : Dégivrer fréquemment le réfrigérateur, au delà de 3mm, le givre crée une isolation qui engendre une surconsommation électrique de 30%.

Astuce n°5 : Faire refroidir les plats en dehors du réfrigérateur et les couvrir, pour éviter que ça produise du givre.

Astuce n°6 : Vérifier les joints des appareils, toujours pour éviter la formation de givre et pour minimiser les déperditions de froid. Et si besoin, changer les joints.

Astuce n°7 : Éloigner les appareils de froid de toute source de chaleur et si possible, placer le réfrigérateur dans un endroit non chauffé.

Astuce n°8 : Laisser décongeler les aliments dans le réfrigérateur... celui-ci profitera de la "fraîcheur" dégagée.
Réglages

Prendre le temps de bien régler le thermostat des appareils et ne pas hésiter à utiliser un thermomètre pour les thermostats mécaniques.

Les réglages recommandées :
  • 4° pour le réfrigérateur
  • -18°C pour le congélateur

C'est le geste le plus important car un degré de moins équivaut à 5 % de consommation de l'appareil en plus.

Pour aller plus loin

> Cette fiche pour bien comprendre ce qu'il faut prendre en compte lors de l'achat d'un nouveau réfrigérateur
image 4E_COUVERTURE_EBOOK2.jpg (0.3MB)
Contenu en ligne sur la page : https://transition.enercoop.fr/EbookEbook4 .pdf