image 1E_COUVERTURE_EBOOK.jpg (0.3MB)




petit electro

Cafetières expresso


Un petit café vous ferait plaisir ? Quelques infos utiles...

Selon le Groupement Interprofessionnel des Fabricants d'Appareils d'Equipements Ménagers (GIFAM) il s'est vendu en 2016 environ 1,27 millions de cafetières expresso. (1)
image 1 La plus grande partie de l'électricité qui est consommée par la cafetière l'est pour maintenir l'eau du réservoir chaude (à 85/90 °C).

Il faut donc éteindre directement après le dernier café coulé, car sinon la machine prépare directement l'eau chaude pour le café suivant.

Les machines les plus efficaces sont équipées d’un mode veille qui se déclenche au bout d'un temps donné... mais bien sûr ce mode n'est pas anodin ! La mesure avec un wattmètre nous en dirait plus.


gros electro

Éco-gestes et réfrigérateurs


Le froid alimentaire, réfrigérateur combiné et congélateur, représente en moyenne 15% de la consommation électrique totale d'un ménage hors chauffage. Même si leur puissance de fonctionnement parait faible, ces appareils fonctionnent à longueur d'année ! Que faire pour réduire la consommation ?

Tout plein de conseils pour réduire la consommation de ces appareils allumés toute l'année (ou presque).
Astuce n°1 : Laisser 5cm au moins entre le mur et le dos de l'appareil pour éviter la surchauffe, qui augmente les consommations électriques.

Astuce n°2 : La poussière accumulée derrière le réfrigérateur augmente sensiblement la consommation d'électricité (toujours des histoires de surchauffe)... veiller à nettoyer les grilles arrières régulièrement.

Astuce n°3 : Laisser la porte ouverte le moins longtemps possible.

Astuce n°4 : Dégivrer fréquemment le réfrigérateur, au delà de 3mm, le givre crée une isolation qui engendre une surconsommation électrique de 30%.

Astuce n°5 : Faire refroidir les plats en dehors du réfrigérateur et les couvrir, pour éviter que ça produise du givre.

Astuce n°6 : Vérifier les joints des appareils, toujours pour éviter la formation de givre et pour minimiser les déperditions de froid. Et si besoin, changer les joints.

Astuce n°7 : Éloigner les appareils de froid de toute source de chaleur et si possible, placer le réfrigérateur dans un endroit non chauffé.

Astuce n°8 : Laisser décongeler les aliments dans le réfrigérateur... celui-ci profitera de la "fraîcheur" dégagée.
Réglages

Prendre le temps de bien régler le thermostat des appareils et ne pas hésiter à utiliser un thermomètre pour les thermostats mécaniques.

Les réglages recommandées :
  • 4° pour le réfrigérateur
  • -18°C pour le congélateur

C'est le geste le plus important car un degré de moins équivaut à 5 % de consommation de l'appareil en plus.

Pour aller plus loin

> Cette fiche pour bien comprendre ce qu'il faut prendre en compte lors de l'achat d'un nouveau réfrigérateur

gros electro

Sèche-linge


Le sèche-linge est un des derniers appareils de gros électroménager à être apparu dans nos logements.
C'est aussi le plus puissant ! Il a donc un impact important sur notre facture d'électricité.
Nous avons cependant des leviers sur lesquels jouer...

Possédé par un tiers des Français.e.s, cet équipement, malgré les évolutions techniques, demeure très consommateur d'énergie.
Nous ne sommes pas égaux/ales sur la question d'en posséder un ou non : avoir plusieurs enfants en bas-âge, habiter un logement sans jardin, sans balcon voire sans laverie aisément accessible légitime sa possession.

Les participant.e.s à Dr Watt (1) ont mesuré 320 kWh par an pour le sèche-linge quand négaWatt (2) annonce 206 kWh en moyenne par ménage. Le nombre de cycles réalisé par an a bien évidemment un impact sur ces chiffres.
QUE FAIRE À L'UTILISATION...

Mettre du linge toujours bien essoré dans le sèche-linge (cela réduit la consommation énergétique) et remplir le au maximum sans dépasser la charge maximale prescrite par le fabricant
Éviter d'ouvrir la porte en cours de cycle.

Et bien sûr, privilégier un séchage à l'air libre, quand on le peut. La solution la plus économe est de favoriser le séchage en extérieur, car en faisant sécher le linge à l'intérieur sur un étendoir, votre système de chauffage va produire la chaleur nécessaire à l'évaporation de l'eau.
... ET À L'ACHAT ?

Choisir de préférence un appareil de classe A+++ car les différences en terme de consommation restent très grandes entre les différents appareils (en moyenne 170 kWh/an pour un appareil de classe A+++, contre 560 kWh/an pour un appareil de classe B.) (3)

Il existe deux types de modèle :
- A évacuation : l’air humide est évacué à l’extérieur du logement par le tuyau prévu à cet effet. Ce sont les modèles les plus performants.
- A condensation : les appareils à condensation les plus performants sont équipés d’une pompe à chaleur ; l’air humide est refroidi puis condensé, et l’eau obtenue est éliminée par vidange ou recueillie dans un réservoir. Ils demeurent néanmoins moins performants que les modèles à évacuation.

Opter pour un modèle de sèche-linge équipé d’une sonde d’humidité qui pourra s’arrêter dès que la sonde aura jugé que le séchage est terminé.

Sources

(1) Dr Watt
(2) Association négaWatt - Synthèse du scénario 2011-2050
(3) Guide TopTen

thermique

Réduire les pertes d'énergie à la production d'eau chaude sanitaire (ECS)


Deuxième plus gros poste de consommation d’énergie dans les logements après le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire (ECS) mérite d'être observée de près.
Bonne nouvelle, il existe de multiples moyens de faire des économies d’énergie sur ce poste !

Dans un logement, après le chauffage, la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) est le deuxième plus gros poste de consommation d’énergie : en moyenne, chacun représente respectivement 61 % et 12 % d’usage énergétique (1).

Dans les résidences principales en France, la production d’ECS est majoritairement produite à partir d’électricité (47 %, puis 38 % par du gaz(1)), malgré le grand paradoxe que cela implique dans le cas d’une production conventionnelle d’électricité (2). Ainsi, l’essentiel des conseils proposés pour réduire le besoin en énergie peut être indistinctement appliqué à tout mode de production d’ECS.
Les bons réflexes

Conseil n°1 : Régler la température du chauffe-eau ou du ballon de stockage
  • La température du chauffe-eau est à régler entre 50 et 55 °C. La légionelle ne se multiplie plus à partir de 47 °C, et la réglementation impose un minimum de 55 °C uniquement pour les équipements de stockage d’au moins 400 litres.
  • En plus de réduire la consommation d'électricité, cela permettra de limiter l'entartrage du chauffe-eau et les risques de brûlure

Conseil n°2 : En cas d’absence prolongée (plus de 4 jours), éteindre le chauffe-eau en partant

Conseil n°3 : Lutter contre le tarte
  • Si l’eau est particulièrement calcaire, opter pour un chauffe-eau muni d’une résistance adaptée (stéatite) ou le faire détartrer tous les 3 ans environ.
  • En se déposant sur la résistance, le calcaire diminue l'efficacité du ballon ; conséquence : plus d'énergie pour chauffer l'eau.

Conseil n°4 : Améliorer l’isolation du ballon de stockage
  • Mettre en place un calorifuge sur celui-ci (cela peut aussi être « bricolé » sur place, avec des matériaux isolants et de revêtement peu coûteux (3)).
  • Isoler les tuyaux de distribution d’eau chaude, simplement en utilisant des manchons souples en mousse d’au moins 2 cm d’épaisseur (de manière plus écologique, on peut aussi utiliser de la laine de mouton ou de chanvre). Cela est d’autant plus important lorsque le stockage et la distribution se situent dans des locaux non chauffés (sous-sol, garage).

Conseil n°5 : Rapprocher le ballon de stockage des points de puisage (douche, robinets)
  • Si des travaux de plomberie et de révision de la conception de l’espace intérieur sont considérés, il faut envisager de rapprocher le ballon de stockage des points de puisage (douche, robinets), à moins de 2 m autant que possible. Cela peut être l’occasion de le placer dans le volume chauffé du logement, permettant de réduire les quelques pertes thermiques du ballon de l’énergie nécessaire au chauffage.
  • Si cela implique un remplacement du ballon, il est indispensable de réviser son dimensionnement en fonction de vos besoins. A titre indicatif, le besoin journalier moyen par personne à considérer pour un bon dimensionnement est de 40 à 45 L à 50 °C (4).

Sources

(1) répartition en énergie finale ; source : Ademe, chiffres clés du bâtiment 2013 - Consulté en Avril 2017
(2) dans une centrale thermique à flamme ou nucléaire, le principal processus physique pour produire de l’électricité est de chauffer et vaporiser de l’eau ; ce mode de production d’électricité implique un rendement de production de moins de 40 %, soit plus de 60 % de pertes ; c’est pourquoi il n’est pas pertinent de souhaiter reconvertir cette électricité en chaleur
(3) fiche pratique d’Apper Solaire - Consultée en Avril 2017
(4) données extraites du Guide technique « Les besoins d’eau chaude sanitaire en habitat individuel et collectif », ADEME, mai 2016 - Consulté en Avril 2017

thermique

Remplacer le mode de production d'eau chaude


Si on envisage des opérations profondes d’économies d’énergie, le remplacement du mode de production d’ECS pour un système plus performant est possible.
Le chauffe-eau solaire : une solution intéressante.

La principale contrainte à considérer est la possible orientation des panneaux-capteurs : le Sud est absolument à privilégier, une orientation de Sud-Ouest à Sud-Est restant envisageable.

Puis, si l’énergie de chauffage est le gaz ou le fioul, on associe souvent un ballon de stockage à la chaudière. Dans ce cas, il ne faut surtout pas surdimensionner ce ballon : cela n’apporte aucun confort, mais occasionne beaucoup de pertes.


Le poêle bouilleur

Si le chauffage est réalisé par un poêle, à bûches ou à granulés, on peut choisir un poêle bouilleur (ou poêle « hydraulique ») raccordé à un ballon de stockage.
Là aussi, il faut veiller à ne surdimensionner ni le poêle, ni le ballon.
Aussi, il faut prévoir un appoint en été (par un chauffe-eau solaire par exemple, solution la plus pertinente lorsque possible).


Le ballon thermodynamique

Le ballon thermodynamique est un système électrique, toutefois plus performant que ce dernier. Il puise des calories dans l’air, via une pompe à chaleur air-eau. Plus l’air qui l’alimente est chaud, plus sa consommation est faible. Il faut donc privilégier l’air d’un volume non chauffé mitoyen (garage par exemple) à l’air extérieur.

image 4E_COUVERTURE_EBOOK2.jpg (0.3MB)
Contenu en ligne sur la page : https://transition.enercoop.fr/EbookMoi .pdf